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Société Vincennoise de Lutte et Judo

La SVLJ, de sa création à nos jours

La Société Vincennoise de Lutte 1934-1972

Comme de nombreux autres clubs, la section judo de Vincennes démarra au sein d’un prestigieux club de lutte.

Membre du Club Olympique Vincennois (C.O.V.) dès 1934, la section lutte prônait les pratiques des luttes gréco-romaine et de culture physique. En 1950, la section lutte s‘émancipe et devient, le 10 février, Société Vincennoise de Lutte et de culture physique (S.V.L). Elle s'installe dans les sous-sols de l'école du Sud au 16 de l'actuelle rue Jean Moulin à Vincennes. L’association sportive, avec quasiment ses statuts actuels, nait véritablement à ce moment-là.

Dirigé de main de maître par le président Georges SIOLZ, la progression est telle qu'en 1958, le club Vincennois termine la saison, premier au classement des sociétés françaises.

 

Arrivée d'un Précurseur : Robert BOULAT 1954-1957

C'est en octobre 1954 que les lutteurs accueillirent pour la première fois des judokas au sein de leur club. A l'origine de cette initiative, Monsieur Robert BOULAT, premier directeur technique du judo français et promoteur des catégories de poids en France. Ce dernier cherchait un lieu d'entraînement pour ses élèves, futurs professeurs inscrits à Ecole Nationale Supérieure d'Education Physique, située à l'époque dans l'enceinte de l'institut National des Sports dans le Bois de Vincennes.

 

Création de la S.V.L.J. 1957-1967

Après trois saisons d'essai, la section judo de la S.V.L.  allait trouver sa place officiellement le 6 février 1957 où l'assemblée générale de l'association acceptait d'adjoindre le mot judo au titre de l'association.

De S.V.L. on passa au sigle S.V.L.J. le club venait de se transformer profondément pour pouvoir continuer de grandir. En 1958, la S.V.L.J. devient championne d'Ile de France et remporte la coupe " Jacques FROT ". L'année 1962 c'est la victoire au Critérium National face au Judo Club de Cannes. Parmi les élèves, André BOURREAU allait devenir un grand champion en remportant quatre fois de suite le championnat d'Europe de 1961 à 1965. Cela préfigurait la génération d'internationaux qui sortirent du " chaudron " de la rue Jean Moulin : Armand BOURREAU, Pierre TABERNA, Patrick LECA, Didier ROUSSEAU... Les effectifs augmentent avec le succès, d'autant que la section judo de l'usine Kodak s'entraîne désormais dans le dojo de la salle municipale.

L'année 1965 voit la SVLJ atteindre son apogée sportive avec les titres de champions de France militaire de Pierre ALBERTINI et de Michel BAGGIONI. Les plus hautes marches du podium atteintes par André BOURREAU et Jean ROBERT apportent cette année-là au club deux très beaux titres de champions de France Seniors.

Durant la saison 1966/67 le professeur BOULAT quitte le kimono pour passer le flambeau au jeune international Jean ROBERT ceinture noire quatrième dan, médaillé de bronze européen, associé à ses beaux-frères Jean-Pierre et Jean-François LUNOIR.

 

La révolution de Mai 68 : 1967-1974

L'activité lutte s'étiole lentement et fini par disparaître en 1972.

Les années 1970 voient une saine rivalité sportive entre les deux ténors du Judo dans le Val de Marne : la JAMA (Maison Alfort) et la S.V.L.J. qui en décousent notamment au Challenge léger et mi-moyens et aux Jeux du Val de Marne.

Notre révolution de 1968 se fait le 29 novembre où huit nouveaux membres issus de la section judo entrent au conseil d'administration préfigurant l'élection de Bernard ROUSSEAU à la présidence en 1972.

1972, c'est également cette même année où la mairie propose de déménager l’association dans un dojo tout neuf de 180 mètres carrés au sein du gymnase Hector BERHIOZ au 112bis avenue de Paris face à l'hôpital Bégin.

Une-salle-neuve en mars, un nouveau président en juin et Pierre ALBERTINI sélectionné aux J0. de Munich en septembre, quelle année !

 

Michel FRANSCHESCHI, un puriste à Vincennes : 1974-1978

Jean ROBERT, nommé directeur des sports de la ville en 1975, demande à un compère de l'équipe de France, Michel FRANSCHESCHI (7ème dan), de le remplacer comme enseignant.

L'ensemble des élèves de l'éminent professeur quitte le J.C. Voltaire pour se licencier au club banlieusard. Cet apport de sang neuf compensera le départ de ceux qui suivirent Pierre ALBERTINI et Pierre TABERNA à l'U.S. Créteil.

De 1974 à 1977, l'équipe fanion dispute les éditions des championnats de France seniors au Stade Pierre de Coubertin, à l'agora d'Evry et en province (Le Mans).

La saison 1976/77 marquera la fin de l'embellie d'une glorieuse décade où pour la dernière fois, des vincennois montèrent sur tous les podiums du Val de Marne.

1977 est aussi l'année où une section Boxe française- Savate et Canne est créée dans l'association. Michel FRANCHESCHI, à sa demande quitte le club à la fin de la saison 1978 et c'est un landais Michel DASSIE qui formé à l'école de judo de l'I.N.S. prend la relève.

 

Question d'options 1978-1982

Adepte d'un judo loisir, Michel DASSIE dynamise par des animations (ouverture d'une section Musculation/culture physique, stages, moments conviviaux...) mais s'il réunit le nombre, le haut niveau ne suit pas. C'est ce que lui reproche le comité directeur et en 1980, c'est le divorce entre l'enseignant entouré de ses partisans et les élus du Conseil d'Administration.

Lionel LANGLAIS fort d'une expérience japonaise fait son entrée au club. Remarquable technicien, ce champion va tenter de rebâtir un club performant ; mais population et mœurs ont changé, et les succès se font attendre. Une proposition alléchante comme entraîneur national du Canada nous le fera perdre.

 

La saison magique 1982-1983

Jean-Pierre CROST prend les rênes et réalise une saison "potion-magique". Sa carrure, sa voix et son humour font mouche auprès des adhérents. Patron des tatamis, il sort les compétiteurs de leur torpeur. Les ingrédients de sa potion sont : travail, randori, sueur et joie de vivre.

L'équipe senior décroche une médaille de bronze au championnat départemental : on se prend à rêver. Patatras ! Le Ministre Jean-Pierre SOISSON trouve au Bourguignon le poste souhaité au pays. Il saisit sa chance, retourne à U.J Sens et laisse l'association vincennoise à ses illusions.

 

La SVLJ au tapis 1983-1986

Damien GIALLURACHIS est encore compétiteur de haut niveau lorsqu'il est contacté pour remplacer le Sénonais. Charmant garçon, il subit à son corps défendant les années noires du club. Il est associé dans cette traversée du désert à Jacques De la TAILLE qui forme pourtant toute une génération d'enfants vincennois.

En 1985, la section Ju-jitsu, démarre timidement sous l'impulsion de Christian BLAREAU en même temps que les sections Boxes françaises et Musculation deviennent des clubs indépendants. Au total, la S.V.L.J. tombe à la 27ème place du Val de Marne en trois saisons : les judokas fuient la défaite.


Club cherche " pro " : 1986-1989

C’est encore Une mutation professionnelle qui va entrainer le départ du jeune compétiteur. Une fois de plus, c'est un professionnel déjà largement reconnu dans le monde du judo qui sera recruté, il s'agit de Philippe JOLI. Expérimenté de l'enseignement, aguerri à la compétition, il a pour défit de remonter le club à sa vraie valeur. Rapidement les adhérents retrouvent le chemin des Tatamis et les premiers résultats sportifs arrivent.

 

Une révolution dans la continuité 1989-1993

En mai 1989, le Président ROUSSEAU, après 17 années de mandat et un bilan éloquent, passe la main à Christian BLAREAU judoka maison qui arrive avec de grandes ambitions. Il voudrait faire rentrer la S.V.L.J.  dans une ère moderne en la dynamisant par des évènements communicatifs. Ainsi le Tournoi de Noël, la Coupe du Mikado et l'Open de Ju-jitsu sont créés à ce moment-là. Ces actions mobilisent les forces internes des élus et des techniciens. Le tandem BLAREAU=JOLI fait merveille dans un premier temps : le club se donne une image positive et monte en puissance.

 

Le crêpage de kimonos 1993-1994

La course aux résultats sportifs de haut niveau, voulu par le président, l'amène à prendre des risques en aidant financièrement des compétiteurs issus d'autres horizons, invités à rejoindre le club vincennois. La SVLJ se trouve alors confrontée à une crise budgétaire et sportive sans précèdent. La politique du président est alors remise en cause par une majorité d'adhérents et Christian BEAREAU donnera sa démission, transmettant finalement ses pouvoirs à Bernard LATORRE.

 

La SVLJ à l’aube du 21ème siècle : 1994-2000

La société Vincennoise se recentre autour de Philippe JOLI, promu Directeur Technique. Il s’entoure de Line HAMARD et de Thierry GESLIN qui apporte fraîcheur et sang neuf au niveau des professeurs. La gestion financière rigoureuse du nouveau trésorier David HAKOUN, permet à l’association de retrouver son équilibre financier. La S.V.L.J. consolide ses acquis, fait des choix éducatifs et sportifs raisonnables et sûr : Développement du judo enfants, multiplication du nombre de ceinture noires y compris en Ju-jitsu où un nouveau professeur, Luc CAPPA, est recruté.

Les résultats sportifs suivent également : Éric CENSIER, non voyant du club est sacré Champion de France, Champion d’Europe par Equipe, et est médaillé de bronze aux JO d’Atlanta. Cathy BURIN et Line HAMARD obtiennent de nombreux podiums et font briller la S.V.L.J chez les Féminines. La première devient judoka « Excellence », la seconde gagne le « Top Judo 94 » en octobre 2000. Germain M’BONGA devient Champion de France (3ème division) en juin 2000.

En janvier 2000, Philippe JOLI reçoit son 6ème dan, rejoignant ainsi, légitime honneur, le cercle restreint des plus hauts Gradés du judo français. La S.V.L.J. dépasse les 450 adhérents et se classe régulièrement aux 3 premières places au challenge du Président au Conseil Général du Val de Marne. Voilà l'association parée pour affronter un nouveau siècle.

 

2000-2018

La suite bientôt...

 

 

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